Nous avons commencé par exploiter les piles des autres. Un moteur de requête ici, un cluster Kubernetes là, un entrepôt objet, un annuaire d'identités, une supervision recâblée à chaque ajout. D'une mission à la suivante, les mêmes briques revenaient et les mêmes semaines se rejouaient : intégrer, sécuriser, superviser, documenter, transmettre.
Ce qui se répétait, nous l'avons industrialisé. Pas un composant de plus : ce qui les tient ensemble. Une console où les services se trouvent, un annuaire d'identités qui vaut pour tous, une supervision qu'on ne refait pas à chaque ajout, des quotas et des rôles posés une fois au-dessus du catalogue. C'est cela, un cloud interne. La procédure d'installation documentée mène aujourd'hui du serveur nu au premier SELECT en < 1 h (1) .
Écrire cela oblige à comprendre chaque brique jusqu'en bas. On n'empaquette pas un stockage distribué, un moteur SQL ou un plan de contrôle Kubernetes en restant à la surface de sa documentation : il faut lire son code, connaître ses modes de défaillance, savoir ce qu'il fait quand un disque tombe ou qu'un certificat expire. C'est le prix de l'édition, et c'est ce qui rend une équipe capable d'opérer les piles de ses clients. On n'opère pas ce qu'on ne comprend pas.